le style en lui même
Maître Nakahashi, 8ème dan, explique les techniques du Shito ryu en ces termes : « les caractéristiques techniques du Shito ryu empruntent à la fois du Shuri-Té et du Naha-Té. Le style est marqué par la subtilité (perception des attaques) et la vitesse. Les techniques s’appuient sur la mobilité du bassin, les déplacements du corps et la déviation des attaques. Le style est considéré comme très esthétique tout en demeurant puissant » (Entretien dans Karaté Bushido, avril 2000).
Si l’aspect esthétique semble être une composante fondamentale du style, ce n’est pas au détriment de l’efficacité :
- Les techniques sont en effet courtes, enroulées.
- Les déplacements en esquives sont systématiques pour sortir de la ligne d’attaque.
- Les positions sont variées afin de respecter une distance optimale par rapport à l’adversaire, et ce en fonction de l’action envisagée.
- Le principe « sen no sen », qui consiste en une « attaque dans l’attaque » par anticipation de l’action adverse, est inclus dans l’enseignement de manière très précoce.
Le Shito ryu est donc caractéristique d’un travail qui allie la vitesse et l’esthétique technique. Celles-ci se réalisent dans une très grande mobilité des hanches, dans les déplacements courts et les blocages circulaires, avec les coudes près du corps.
Le fondateur du Shito ryu, Kenwa Mabuni avait énoncé cinq principes fondamentaux, qui résument bien l’essence de son style :
- Le premier principe est « Ten I ». Il s’agit du travail de placement, de manière à se retrouver dans l’angle mort de l’adversaire afin qu’il soit dans l’impossibilité de voir venir la contre-attaque, et de plus ne soit plus en mesure d’enchaîner.
- Le deuxième principe est « Rakka » : il consiste en l’action de casser une attaque au seul moyen d’un blocage. Par exemple, un blocage gedan baraï sur une attaque mae geri doit non seulement empêcher la jambe adverse d’atteindre son corps, mais aussi de blesser l’adversaire par le seul moyen du blocage afin qu’il ne soit au moins assez déstabilisé pour ne plus pouvoir enchaîner les attaques.
- Le troisième principe est « Ryushi » : il provient de l’influence provennant de la boxe chinoise, par le biais de l’enseignement de maître Higaonna. L’idée est basée sur la notion de rythme, notamment pour s’adapter constamment à celui de l’adversaire et utiliser sa force, comme en aïkido. Ici, la mobilité du bassin va être utilisée de manière primordiale pour bloquer une série d’attaques.
- Le quatrième principe est « Kushin » : on va s’appuyer sur le travail des jambes, et principalement la flexion extension des genoux, tout en gardant une rectitude vertébrale. L’efficacité des blocages est alors augmentée car relayée par la puissance des jambes.
- Le dernier principe est « Hangeki » : c’est la contre-attaque. La défense est dans l’attaque et réciproquement. On rejoint là le « sen no sen que nous évoquions plus avant : le blocage et la contre-attaque sont effectués dans le même mouvement.
Bien entendu, ces principes ont été détaillé à des fins d’explicitation mais se retrouvent liés dans l’épreuve du combat…
Si l’aspect esthétique semble être une composante fondamentale du style, ce n’est pas au détriment de l’efficacité :
- Les techniques sont en effet courtes, enroulées.
- Les déplacements en esquives sont systématiques pour sortir de la ligne d’attaque.
- Les positions sont variées afin de respecter une distance optimale par rapport à l’adversaire, et ce en fonction de l’action envisagée.
- Le principe « sen no sen », qui consiste en une « attaque dans l’attaque » par anticipation de l’action adverse, est inclus dans l’enseignement de manière très précoce.
Le Shito ryu est donc caractéristique d’un travail qui allie la vitesse et l’esthétique technique. Celles-ci se réalisent dans une très grande mobilité des hanches, dans les déplacements courts et les blocages circulaires, avec les coudes près du corps.
Le fondateur du Shito ryu, Kenwa Mabuni avait énoncé cinq principes fondamentaux, qui résument bien l’essence de son style :
- Le premier principe est « Ten I ». Il s’agit du travail de placement, de manière à se retrouver dans l’angle mort de l’adversaire afin qu’il soit dans l’impossibilité de voir venir la contre-attaque, et de plus ne soit plus en mesure d’enchaîner.
- Le deuxième principe est « Rakka » : il consiste en l’action de casser une attaque au seul moyen d’un blocage. Par exemple, un blocage gedan baraï sur une attaque mae geri doit non seulement empêcher la jambe adverse d’atteindre son corps, mais aussi de blesser l’adversaire par le seul moyen du blocage afin qu’il ne soit au moins assez déstabilisé pour ne plus pouvoir enchaîner les attaques.
- Le troisième principe est « Ryushi » : il provient de l’influence provennant de la boxe chinoise, par le biais de l’enseignement de maître Higaonna. L’idée est basée sur la notion de rythme, notamment pour s’adapter constamment à celui de l’adversaire et utiliser sa force, comme en aïkido. Ici, la mobilité du bassin va être utilisée de manière primordiale pour bloquer une série d’attaques.
- Le quatrième principe est « Kushin » : on va s’appuyer sur le travail des jambes, et principalement la flexion extension des genoux, tout en gardant une rectitude vertébrale. L’efficacité des blocages est alors augmentée car relayée par la puissance des jambes.
- Le dernier principe est « Hangeki » : c’est la contre-attaque. La défense est dans l’attaque et réciproquement. On rejoint là le « sen no sen que nous évoquions plus avant : le blocage et la contre-attaque sont effectués dans le même mouvement.
Bien entendu, ces principes ont été détaillé à des fins d’explicitation mais se retrouvent liés dans l’épreuve du combat…
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